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Claude VINCI         1932 - 2012

Il aimait se présenter en tant qu'«auteur, chanteur et déserteur»

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1962 - 2012

50ème anniversaire de la fin de la guerre d'Algérie

Très nombreuse assistance à la rencontre de l'ACCA à Malakoff
le samedi 21 janvier     rencontre - débat

L'année 2012, qui marque le 50eme anniversaire de la fin du conflit armé en Algérie va être l'occasion pour toutes les forces les plus réactionnaires et revanchardes de tenter de présenter de cette sale guerre une version édulcorée ou même glorifiée. Le révisionnisme historique va battre son plein et il est nécessaire de le combattre avec nos armes, qui sont celles de la vérité historique. Nous pouvons la faire se manifester au grand jour en produisant les témoignages authentiques et vérifiés de camarades qui sont toujours vivants et peuvent attester de vive voix de la véracité de leur récit.

En coopération avec l'ACCA, les Éditions de l'Épervier publient l'ouvrage : 

"Les soldats du refus pendant la Guerre d'Algérie. Appelés réfractaires et journalistes combattants",
..qui présentera les témoignages de quelques-uns ces jeunes français qui ont refusé de combattre le peuple algérien. Leur aventure à la fois individuelle et collective est un exemple de courage et de ténacité dont leur récit fait la preuve à chaque instant. C'est là la meilleure manière de contrecarrer le travail de manipulation historique que les tenants du colonialisme vont tenter de mener à bien au cours de l'année 2012 par des publications, des interviews, des apparitions dans les média.

Dans le même ouvrage , un certain nombre de journalistes combattants et, au premier chef, Henri Alleg et William Sportisse, font le récit de leur lutte héroïque pour parvenir à rédiger, composer et diffuser un journal interdit qui soutenait la lutte de libération du peuple algérien, "Alger républicain". Cet ouvrage des éditions de l'épervier, est composé de témoignages, d'interviews ou d'écrits personnels. C' est une arme de plus dans le combat contre la glorification des guerres coloniales. Il reste d'une terrible actualité, à l'heure ou notre gouvernement persiste à maintenir une armée de vingt mille hommes en position de combat en dehors de nos frontières nationales,

Tous ces témoins étaient présents le 21 janvier et ont pris part aux débats avec une salle pleine et attentive..

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Au cours de l'après midi,  deux documentaires ont été présentés :
LE REFUS (Alban Liechti) un film de G. Mourlon
LA DISPARITION (Maurice Audin)





Un hommage public lui a été rendu samedi 10 septembre à Malakoff.

Une très émouvante cérémonie rassemblait ce samedi 10 septembre, sur la place centrale de Malakoff, une foule impressionnante. Elle était venue rendre hommage à celui qui, durant plus de trente années, fut le maire de la ville. Mais Léo, comme tous l'appelaient familièrement, fut pour nous, memebre de l'ACCA, bien plus que cela et pas seulement parce qu'il avait été l'un des premiers fondateurs de notre association. Léo était l'homme qui, plus que tout autre, symbolisait par sa vie même, par son engagement de tous les instants, le combat anticolonialiste et sa signification.
Il revenait à Henri Alleg, notre Président d'honneur de rappeler ces vérités que tous gardent en mémoire. Nous nous permettons aujourd'hui de citer quelques passages* de son intervention qui soulignait la profonde affection qui nous attachait et continue de nous attacher à
Léo, notre frère, notre camarade, qu'aucun de ceux qui l'on connu ne pourra jamais oublier.
Le bureau de l'ACCA

léo                       Notre ami et camarade Léo FIGUERES,
membre fondateur de notre association est décédé lundi 1er août.

Cliquer ici ou sur la photo pour accéder à la page consacrée à Léo.

Une déclaration de l'A.C.C.A.
Léo Figuères nous a quittés. Une grande figure du combat pour l'émancipation humaine s'est éteinte brutalement le 1er août dans sa 94ème année. Ses obsèques, le 5 août au cimetière de Los Masos dans les Pyrénées Orientales où il était né et où il séjournait en vacances, se sont déroulées en présence d'une foule de nombreux camarades et amis.
Henri Alleg et Jean Clavel y représentaient notre association.

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Gilberte SALEM n'est plus.

Elle est décédée dimanche 17 avril à Créteil où elle était hospitalisée depuis plusieurs jours.

Femme cultivée, Gilberte partageait les convictions et le combat de son mari Henri ALLEG pour un monde débarassé des guerres et des injustices, un monde plus humain fondé sur la Solidarité
Sa modestie était à l'image de son courage. Elle en fit preuve particulièrement durant la guerre d'Algérie, bravant les autorités tortionnaires, les parachutistes, pour obtenir des informations sur la situation d'Henri arrêté avec Maurice AUDIN et ensuite pour l'assister.

Engagée jusqu'aux derniers jours de sa vie, elle participait toujours au combat d'idées pour la défense de l'idéal communiste.

Ses obsèques auront lieu Samedi 23 avril à 10 heures au Crématorium du cimetière du Père Lachaise.

Au nom des adhérents de l'A.C.C.A., nous assurons Henri, ses deux fils, ses petits enfants et tous ses proches de toute notre solidarité et de notre profonde affection.
Le bureau de l'ACCA.
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Léo était en effet membre fondateur de l'ACCA et il était encore présent avec nous lors de notre dernière assemblée générale le 2 avril dernier.


Dès son plus jeune âge, il s'engage dans le combat et à 14 ans rejoint la Jeunesse Communiste en 1932. Son dynamisme, sa combativité lui valurent d'assumer rapidement d'importantes responsabilités départementales, régionales et même nationales. C'est à lui qu'on demande de lire la déclaration des organisations de jeunes soutenant le Front Populaire au grand rassemblement d'Unité du stade Buffalo à Montrouge le 14 juillet 1935. Il fut désigné pour faire partie de la délégation française (avec Danièle Casanova et d'autres amis) au Congrès mondial de la Jeunesse pour la Paix qui eut lieu à New-York en août 1938.


Durant la guerre d'Espagne, comme responsable des Jeunesses Communistes, il fut associé au travail de convoyage des volontaires étrangers et du matériel aux républicains espagnols. Après son service militaire effectué en Corse, il entre en clandestinité dès 1941 et assurera durant toute la guerre la responsabilité de l'activité de la J.C. en Zone Sud. A la Libération, il fut l'un des six délégués de la Jeunesse résistante à l'Assemblée Consultative Provisoire .

Élu député en octobre 1945 à l'assemblée de la Constituante. Artisan de la création de l'UJRF, directeur de son journal l'Avant-Garde, c'est à ce titre qu'il se rend clandestinement dans les régions libres du Vietnam pour y rencontrer les combattants vietnamiens et à son retour en France dire la vérité sur la guerre que le gouvernement français faisait au peuple vietnamien. Il rencontrera Ho Chi Minh et rapportera en France les propositions pour l'échange de prisonniers et le règlement pacifique du conflit. Ses reportages seront publiés en France ainsi que les propositions pacifiques vietnamiennes qui ne furent pas entendues et qui valurent à Léo un mandat d'arrêt pour démoralisation de l'armée et de la nation. Contraint à nouveau à la clandestinité, il assure durant cette période différentes tâches internationales. Condamné à 7 ans de prison par contumace, il lui fallu attendre la fin de la guerre française d'Indochine pour que les poursuites à son encontre fussent abandonnées. Il s'installe alors à Montrouge puis à Malakoff et fut Conseiller Génral du département de la Seine en 1959.

Totalement engagé dans le combat contre la guerre d'Algérie, il fut de toutes les initiatives, les actions et fut blessé le 8 février 1962 alors qu'il participait en tête d'un des rassemblements au métro Charonne
où furent assassinés huit manifestants et des centaines blessés.

( http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_de_la_station_de_m%C3%A9tro_Charonne

http://www.dailymotion.com/video/k42LzO8rsW0YDs1k8gK )



Maire de Malakoff de 1965 à 1996, il contribua à faire de cette ville une cité moderne à la pointe des activités sociales et culturelles et point d'appui pour le combat progressiste et internationaliste.


Travailleurs infatigable, il a consacré ses quinze dernières années à l'étude, l'analyse, la réflexion. Homme de convictions, profondément humain, d'une très grande culture, ses connaissances, son expérience et un travail inlassable l'on conduit à la rédaction d'une quinzaine d'ouvrages qu'il faut lire et relire tant ils restent d'actualité.


Léo, toute une vie d'engagement militant permanent au service du progrès social et de l'émancipation humaine.


Un hommage public lui sera rendu

samedi 10 septembre à 16 heures, place de l’Hôtel de ville à Malakoff.