Une très émouvante cérémonie rassemblait ce samedi 10 septembre,
sur la place centrale de Malakoff, une foule impressionnante. Elle
était venue rendre hommage à celui qui, durant plus de trente années,
fut le maire de la ville. Mais Léo, comme tous l'appelaient
familièrement, fut pour nous, memebre de l'ACCA, bien plus que cela et
pas seulement parce qu'il avait été l'un des premiers fondateurs de
notre association. Léo était l'homme qui, plus que tout autre,
symbolisait par sa vie même, par son engagement de tous les instants,
le combat anticolonialiste et sa signification.
Il revenait à Henri Alleg, notre Président d'honneur de rappeler
ces vérités que tous gardent en mémoire. Nous nous permettons
aujourd'hui de citer quelques passages* de son intervention qui
soulignait la profonde affection qui nous attachait et continue de nous
attacher à
Léo, notre frère, notre camarade, qu'aucun de ceux qui l'on connu ne pourra jamais oublier.
Le bureau de
l'ACCA
La municipalité de Malakoff dont il fut maire plus de 30 ans,
les personnels municipaux, les habitants et de nombreuses
personnalités et associations lui ont rendu un Hommage public
samedi 10 septembre 2011
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sur le site de l'
A.A.F.V.
http://www.aafv.org/+Leo-Figuiere-nous-a-quitte+
quelques mots d'Alain RUSCIO
"Absent
de Paris ce 10 septembre, je ne pourrai être parmi vous, afin de
partager l’hommage respectueux et fraternel que vous vous apprêtez
à donner à Léo Figuères. Croyez bien que le je le regrette car,
comme vous tous, je lui étais très attaché.
Pour
moi, le nom de Léo Figuères évoque mes premières lectures de
formation de jeune militant, avant 1968. Mais, surtout, au fur et à
mesure que j’ai pris connaissance de sa biographie, il est devenu
l’un des symboles de la solidarité du peuple français avec le
Viêt Nam en lutte.../... cllquer ICI pour voir te complet.
Nous lui rendons ici un premier hommage : quelques liens sur des
articles publiés ces derniers jours sur internet, une photo de l'une de
ces dernières conférences à Malakoff organisée significativement par le
MJCF de la ville et une présentation de ses livres qu'il a tenu à
écrire jusqu'au bout et que nous nous attacherons à faire connaître en
premier lieu à nos adhérents.
Nous avons reçu des témoignages d'amitié et
de solidarité de la part de nombreux adhérents, camarades et amis, nous
en publierons de larges extraits prochainement.
Dans le carnet du quotidien "le midi libre" :
-
la famille : faire-part remerciements
-
les organisations des Pyrénnées Orientales
Dans son journal :
l'Humanité et sur le blog de
Patrick LE HYARIC
une info sur le site de la
ville de Vanves qui donne les liens sur les articles du journal
Le Figaro et celui de
l'Humanité, puis du
Nouvel Obs.
L'annonce du quotidien
OUEST-FRANCE.
Et dans
LE TRAVAILLEUR CATALAN qui a organisé fin juin sa fête annuelle.
L'
Indépendant (montpellier)
D'autres quotidiens donnent l'information en quelques lignes...
Plusieurs organisations (classement aléatoire) :
Le site officiel du
PCF.
Un
responsable du PCF qui écrit avant de partir pour Perpignan à la cérémonie.
Le responsable de la
JC des Pyrennées Orientales après les obsèques.
Des jeunes
MJCF JC92 UEC lille JC62 JC64 JC59. JC67
Des sites spécialisés : http://deces-celebres.skynetblogs.be/archive/2011/08/03/leo-figueres-01-08-2011.html
http://www.wikio.fr/news/L%C3%A9opold+Figu%C3%A8res
http://www.jesuismort.com/biographie_celebrite_chercher/biographie-leo_figueres-15382.php
http://francaiscelebres.com/d%E9c%E9d%E9s%202011.html
La biographie dans l'encyclopédie en ligne
WIKIPEDIA, sur le
blog d'un ami, et une autre légèrement orientée et fort incomplète sur le site de l'
assemblée nationale.
Sur la page des éditions
Le temps des cerises
et sur le site de
Livres Hebdo
et d'autres libraires
http://www.myboox.fr/actualite/leo-figueres-est-mort-8411.html
http://www.librairiedialogues.fr/personne/leo-figueres/438600/
La page de Léo chez son éditeur http://www.leofigueres.fr/
Quelques titres parmi les nombreuses publications de Léo :
http://www.leofigueres.fr/publications.php
Les adhérents de l'association peuvent commander
tous les livres de Léo Figuères au siège national de celle-ci et
notamment :
-
Capitalisme, socialisme(s), communisme
Essai - Socialisme - Collection Blanche
ISBN : 9782841098293 - 145 pages - Format : 140 x 200
Paru le 15-05-2010 - 10 €
- Passé et avenir d’une espérance
Récit / Témoignage - Communisme -
ISBN : 2-84109-045-0 - 156 pages - Format : 140 x 210
Paru le 01-11-2001 - 10 €
- Histoire des communistes français
Essai - Communisme -
ISBN : 2-84109-066-3 - 276 pages - Format : 140 x 210
Paru le 01-09-2000 - 15 €
- Communiste, une aventure militante
Récit / Témoignage - Communisme -
ISBN : 9782841093281 - 282 pages - Format : 140 x 210
Paru le 01-03-1996 - 18 €
Nous avons bien conscience d'être très incomplets et nous remercions nos adhérents et amis qui nous adresserons des liens, textes, témoignages à l'adresse de l'association, sur son courriel ou celui du site.
Samedi 13 novembre 2010, Léo parmi les jeunes du MJCF à Malakoff.
Et pour revenir sur une rencontre avec Léo sur le thème
Le communisme, jeunesse du monde
Chers amis,
Absent de Paris ce 10 septembre, je ne
pourrai être parmi vous, afin de partager l’hommage respectueux et
fraternel que vous vous apprêtez à donner à Léo Figuères. Croyez bien
que le je le regrette car, comme vous tous, je lui étais très attaché.
Pour moi, le nom de Léo Figuères évoque mes premières lectures de
formation de jeune militant, avant 1968. Mais, surtout, au fur et à
mesure que j’ai pris connaissance de sa biographie, il est devenu l’un
des symboles de la solidarité du peuple français avec le Viêt Nam en
lutte.
Au nom de l’UJRF, Léo Figuères fit partie de la délégation des
mouvements de jeunesse qui, lors de l’été 1946, rencontra le président
Ho Chi Minh à Paris. Les espoirs de paix négociée étaient encore vifs,
mais ils furent sabotés, on le sait, par le clan colonialiste chez les
politiques et les militaires.
Puis, alors que la guerre battait son plein, Léo partit en
mission auprès des maquis de la Résistance vietnamienne, y rencontrant
les principaux responsables de la lutte, Ho Chi Minh, puis le général
Vo Nguyen Giap. C’est, une fois de plus, au nom de l’UJRF, dont il
était devenu le Secrétaire général, qu’il accomplit cette mission. Mais
chacun sait que son mandat portait bien au delà : Léo raconta,
dans ses ouvrages, que Maurice Thorez l’avait chargé personnellement de
signifier, au nom du PCF, la solidarité agissante et la confiance des
communistes français.
Revenu en France, il publia de nombreux articles dans la presse
(L’Avant-Garde, L’Humanité), puis rédigea un livre, Je reviens du Viêt
Nam libre, qui constitua un support puissant de la lutte
anticolonialiste alors en cours. Au lieu de saisir une occasion de
renouer le dialogue et de parvenir à la paix, le gouvernement français
poursuivit Léo, comme il le fit au même moment avec Raymonde Dien et
Henri Martin. De ce fait, le dirigeant de l’UJRF fut contraint à la
clandestinité.
Il fallut encore quatre années de sale guerre, avec un nombre
incalculable de morts et de blessés, pour aboutir enfin à cette paix.
Le Viêt Nam aujourd’hui indépendant n’a pas oublié cette solidarité. La
photo de Léo aux côtés du président Ho Chi Minh, dans les maquis,
figure aujourd’hui encore en bonne place dans divers lieux du pays, en
particulier au Musée Ho Chi Minh de Hanoi.
En ce moment où nous disons Adieu à Léo, il était utile de rappeler qu’il fut un ardent internationaliste.
Alain Ruscio
Historien
Président du Centre d’Information et de Documentation sur le Viêt Nam contemporain
Les mots de Catherine Margaté qui
succéda à Léo Figuères à la Mairie de Malakoff au cours des obsèques le
5 août dans le cimetière de Los Masos.
"Chère Andrée,
Chers ami(e)s et camarades,
Léo nous a quittés lundi dernier, ici, en pays Catalan qu’il aimait
tant. C’est une grande tristesse pour chacune et chacun d’entre nous,
une immense peine pour Andrée et sa famille.
Après le choc, le chagrin, la première réaction des communistes, des habitants de Malakoff : Quelle belle vie !
Oui, une belle vie car parler de Léo Figuères, "Léo" comme l’appelaient
ses amis, ses camarades, c’est évoquer le dirigeant de la Jeunesse
communiste dans la Résistance, le militant anticolonial contre les
guerres d’Indochine et d’Algérie, l’internationaliste, l’acteur éminent
de tous les combats en France contre les inégalités.
Léo était pour les plus jeunes, une sorte de puits intarissable
d’expériences et d’anecdotes, un personnage historique, une grande
figure du combat pour l’émancipation humaine.
A Malakoff, où il fut Conseiller général de 1959 à 1995 et Maire de 1965 à 1996, il laisse une empreinte indélébile.
Celle d’un homme, riche d’expériences avec une histoire extraordinaire,
profondément attaché à son idéal qu’il avait à cœur de partager avec
ses contemporains et de transmettre aux plus jeunes pour lesquels il
était toujours soucieux de leur avenir.
Celle d’un homme passionné par la vie politique. Toujours sur la
brèche, au fait de tous les débats du moment, fervent défenseur de son
journal l’Humanité.
D’un homme d’action, soutenant les travailleurs en lutte à Malakoff et
ailleurs, agissant pour le logement, la défense du service public pour
que tous les Malakoffiots, quel que soit le niveau de ressources,
disposent du meilleur, pour l’enfance, la jeunesse, pour la défense de
l’école publique, défendant la paix, la tolérance, la fraternité... des
actions et des valeurs qui continuent d’être le fil rouge des équipes
municipales qui se sont succédées.
Celle d’un homme de rassemblement et d’union. Léo a su associer les
énergies, ouvrant les équipes municipales à toutes les sensibilités de
progrès. Avec 75% des suffrages, ce qui représentait un progrès
de plus de 20% par rapport à l’élection précédente, la première liste
d’union, élue en 1965, a donné corps à la vie démocratique locale,
permettant aux habitants et aux acteurs locaux d’être au cœur des
débats et des décisions.
Léo, c’était aussi un homme chaleureux ! Sa gouaille, ses
plaisanteries, sa voix rocailleuse, ses tapes amicales nous manqueront.
Il était proche et disponible pour ses concitoyens, les hommes, les
femmes, les jeunes de Malakoff. Ecoutant les avis des uns et des
autres, attentif et exigeant pour ses collaborateurs et collaboratrices
du personnel communal, sachant valoriser le travail accompli, prendre
les décisions indispensables, convaincre. Il était attentif aux joies
et aux peines de tous et toutes.
Avec toi Léo, pendant 31 ans, comme tu l’as dit toi-même en me passant
le relais, «Malakoff s’est transformé profondément sans perdre ni son
caractère, ni son âme ».
Ce furent le nouvel Hôtel de Ville, la Maison des Syndicats et des
Associations, le stade nautique intercommunal, le Théâtre 71, la salle
des Fêtes, l’action contre la désindustrialisation et pour le maintien
de l’équilibre de la ville entre logements, équipements publics,
activités et espaces verts, l’action pour maintenir un habitat
diversifié face aux promoteurs, pour les transports en commun, la
couverture du périphérique...
Nouveaux habitants ou depuis toujours à Malakoff, ils sont nombreux à apprécier la
dimension humaine de notre ville, le caractère diversifié de son
habitat, la convivialité qui y existe – tout ce qui fait cet aspect
"village" que beaucoup nous envient. Le dire, ici, peut paraître
« banal » mais à Malakoff, ville située en bordure de Paris et du
périphérique, nous y sommes profondément attachés.
Nombreux aussi apprécient la facilité de contact avec le Maire, les
élus, l’esprit d’ouverture et de dialogue. Tout cela, ce n’est pas le
hasard, c’est bien le résultat d’orientations, de choix de gestion que
Léo a initiés, au jour le jour.
Malakoff garde de Léo, cette image d’un Maire passionné qui a su
conduire sa Ville avec beaucoup de conscience et de discernement, de
dévouement et d’honnêteté, de dynamisme.
Son exemple a été pour de nombreux élus et de maires, une référence
dans l’exercice de leur mission d’élu. Car, au-delà de l’importance des
réalisations, je voudrais saluer la vision d’avenir qui s’est attachée
à maîtriser le développement urbain, à moderniser l’ensemble de la
ville, malgré les difficultés et les obstacles de toute nature.
Il faut avoir vu et entendu Léo plaider notre cause avec fougue auprès
des pouvoirs publics ou des administrations, pour être persuadé qu’un
maire combatif, dynamique,
est un atout majeur pour une cité.
Il faut l’avoir vu, intraitable, défendre en tant que Conseiller
général, auprès du Président du Conseil Général, du Préfet des Hauts de
Seine, les intérêts de sa ville, défendre les acquis des travailleurs
du département.
Il imposait le respect à nos pires adversaires. Nombreux, ici, se
souviennent avec quelle verve, il défendit les Renaults, en lutte
contre la dénationalisation de leur entreprise. Des moments forts qu’il
a souvent partagés, en duo avec Guy Ducoloné, son ami, son
complice de toujours.
Il faut l’avoir vu animer avec détermination les campagnes électorales,
les municipales, les législatives, contribuant de belle façon à
l’élection de Janine Jambu qui fut notre Députée et Maire de Bagneux,
avant Marie Hélène Amiable, Janine dont je salue la présence.
Permettez-moi un mot plus personnel pour dire toute l’affection que je
porte à Léo qui a su si bien passer le relais à l’équipe municipale que
j’anime aujourd’hui, si bien tisser les liens de complicité entre les
deux maires successifs. Il a su nous faire confiance, de cette
confiance qui donne du cœur à l’ouvrage.
Solidarité, Combativité, Démocratie continuent, aujourd’hui, de guider
l’action des élus ; action soutenue par de nombreux Malakoffiots
conscients que, dans le combat national et international pour
transformer la société, les constructions et les réalisations locales
sont utiles quand elles sont fondées sur la solidarité, le progrès
social pour tous et l’amélioration des conditions de vie de chacun.
C’est peu de dire que la forte personnalité de Léo Figuères marqua et continue de marquer « sa ville ».
Nous sommes fiers que Malakoff ait été dirigée par un tel homme de
cœur, de conviction, de lutte, de culture. C’était un dévoreur de
livres comme nous l’a confié Andrée, un amateur éclairé de cinéma.
Sa ville lui rendra hommage début septembre.
Je voudrais dire à Andrée qui a accompagné Léo dans les jours heureux
et les jours difficiles, à la militante communiste, la responsable
d’association, proche et appréciée des habitants de son quartier, notre
amie, la profonde émotion qui parcourt notre ville depuis l’annonce de
la disparition de Léo ; Te dire toute notre amitié, ainsi qu’à tes
enfants, petits-enfants et arrières petits-enfants dont Léo était si
fier et si heureux.
Car Léo, était un père très attentif, très aimant pour ses enfants Jean
Pierre, Gilles, Claudine, Françoise, un grand-père très fier et très
proches des ses petits enfants Sonia, Fabien, Jérôme, Lauriane,
Guillaume, Benoît, Julie, Alexis, et de ses arrières petits-enfants.
Nous savons que pour toi Andrée, pour tous les vôtres, cette perte est immense. Dans
ces moments de douleur, nos pensées vont vers vous. Nous partageons votre chagrin
et vous assurons de toute notre affection.
Adieu Léo, Adieu camarade."